29 avril 2010

La liberté politique (Arendt)

"En dépit de la grande influence que le concept d'une liberté intérieure non politique a exercée sur la tradition de la pensée, il semble qu ' on puisse affirmer que l'homme ne saurait rien de la liberté intérieure s'il n'avait d'abord expérimenté une liberté qui soit une réalité tangible dans le monde. Nous prenons conscience d'abord de la liberté ou de son contraire dans notre commerce avec d'autres, non dans le commerce avec nous-mêmes. Avant de devenir un attribut de la pensée ou une qualité de la volonté, la liberté a... [Lire la suite]
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28 avril 2010

La politique (Arendt)

"Puisque j'ai traité ici de la politique dans la perspective de la vérité, et par conséquent d' un point de vue extérieur au domaine politique, j'ai omis de remarquer, ne fut- ce qu' en passant, la grandeur et la dignité de ce qui se passe en elle. J'ai parlé comme si le domaine politique n'était rien de plus qu'un champs de bataille pour des intérêts partiaux et adverses, ou rien ne compteraient que le plaisir et le profit(...) dans cette perspective nous restons dans l'ignorance du contenu réel de la vie... [Lire la suite]
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31 mars 2010

La liberté (Epictète)

"Est libre l'homme qui ne rencontre pas d'obstacles et qui a tout à sa disposition comme il veut. L'homme qui peut être arrêté, contraint, entravé ou jeté malgré lui dans quelque entreprise est un esclave. Mais quel est celui qui ne rencontre pas d'obstacles ? C'est celui qui ne désire rien qui lui soit étranger. Et qu'est-ce qui nous est étranger ? C'est ce qu'il ne dépend pas de nous d'avoir ou de ne pas avoir, ni d'avoir avec telle qualité dans telles conditions. Ainsi le corps nous est-il étranger, étrangères... [Lire la suite]
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31 mars 2010

La sagesse (Epictète)

IX. La maladie est un obstacle pour le corps, mais non pour la volonté, à moins que celle-ci ne faiblisse."Je suis boiteux" Voilà un empêchement pour mon pied ; mais pour ma volonté point du tout. Sur tous les accidents qui t'arriveront, dis-toi la même chose; et tu trouveras que c'est toujours un empêchement pour quelque autre chose , et non pas pour toi. X.A chaque objet qui se présente, souviens-toi de rentrer en toi même et d'y chercher quelle vertu tu as pour bien user de cet objet. Si tu vois un beau... [Lire la suite]
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25 mars 2010

La philosophie (Epictète)

" La première partie de la philosophie, la plus nécessaire, consiste à mettre en pratique les préceptes, par exemple, à ne pas mentir. La seconde consiste à les démontrer, à expliquer par exemple pourquoi il ne faut pas mentir. La troisième consiste à affermir ces démonstrations, à faire les distinctions nécessaires : pourquoi est- ce une démonstration ? qu'est ce qu'une conséquence, une contradiction ? qu'est-ce que le vrai ? qu'est-ce que le faux ? Ainsi la troisième partie est nécessitée par la seconde, et la seconde... [Lire la suite]
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23 mars 2010

La liberté (Epictète)

"Qu'est-ce donc qui trouble et terrorise la plupart des hommes ? Le tyran et sa garde? Et pourquoi ? Bien loin de là: il n'est pas possible qu'un être libre par nature soit troublé ou empêché par un autre que par lui-même;ce sont ses propres opinions qui le troublent. Lorsqu'un tyran dit:"J'enchaînerai ta jambe", celui qui attache du prix à sa jambe dit:"Non, par pitié!" Mais celui à qui sa volonté est précieuse, réplique: -Enchaîne-la, si tu trouves utile de la faire. -Tu ne t'en inquiètes pas? -Je... [Lire la suite]
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26 février 2010

La philosophie de l'histoire (Schopenhauer)

« La vraie philosophie de l'histoire revient ?  voir que sous tous ces changements infinis, et au milieu de tout ce chaos, on n'a jamais devant soi que le même être, identique et immuable, occupé aujourd'hui des mêmes intrigues qu'hier et que de tout temps : elle doit donc reconnaître le fond identique de tous ces faits anciens ou modernes, survenus en Orient comme en Occident ; elle doit découvrir partout la même humanité, en dépit de la diversité des circonstances, des costumes et des mœurs. Cet élément identique,... [Lire la suite]
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19 février 2010

L'homme et la société (Schopenhauer)

« Par une froide journée d'hiver, un troupeau de porcs-épics s'était mis en groupe serré pour se garantir mutuellement contre la gelée par leur propre chaleur. Mais tout aussitôt ils ressentirent les atteintes de leurs piquants, ce qui les fit s'éloigner les uns des autres. Quand le besoin de se chauffer les eut rapprochés de nouveau, le même inconvénient se renouvela, de façon qu'ils étaient ballottés de çà et de là entre les deux souffrances, jusqu'à ce qu'ils eussent fini par trouver une distance moyenne qui leur... [Lire la suite]
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16 février 2010

L'homme comme seul animal métaphysique (Schopenhauer)

« Excepté l'homme, aucun être ne s'étonne de sa propre existence, c'est pour tous une chose si naturelle qu'ils ne la remarquent même pas. (…) L'homme est un animal métaphysique. Sans doute, quand sa conscience ne fait encore que s'éveiller, il se figure être intelligible sans effort ; mais cela ne dure pas longtemps : avec la première réflexion se produit déjà cet étonnement qui fut pou ainsi dire, le père de la métaphysique. C'est en ce sens qu'Aristote dit au début de sa Métaphysique : « car c'est l'émerveillement qui... [Lire la suite]
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14 février 2010

L'architecture (Schopenhauer)

"Les oeuvres de l'architecture, contrairement à celles des autres arts, n'ont que très rarement une destination purement esthétique, elles sont soumises à d'autres conditions étrangères à l'art, tout utilitaires, par suite, le grand mérite de l'artiste consiste à poursuivre et à atteindre le but esthétique, tout en tenant compte d'autres nécessités, pour arriver à cette conciliation, il lui faut tâcher d'accorder par divers moyens les fins esthétiques avec les fins utilitaires, il lui faut déterminer avec sagacité... [Lire la suite]
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