26 février 2010

La philosophie de l'histoire (Schopenhauer)

« La vraie philosophie de l'histoire revient ?  voir que sous tous ces changements infinis, et au milieu de tout ce chaos, on n'a jamais devant soi que le même être, identique et immuable, occupé aujourd'hui des mêmes intrigues qu'hier et que de tout temps : elle doit donc reconnaître le fond identique de tous ces faits anciens ou modernes, survenus en Orient comme en Occident ; elle doit découvrir partout la même humanité, en dépit de la diversité des circonstances, des costumes et des mœurs. Cet élément identique,... [Lire la suite]
Posté par philoprof09 à 11:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 février 2010

L'homme et la société (Schopenhauer)

« Par une froide journée d'hiver, un troupeau de porcs-épics s'était mis en groupe serré pour se garantir mutuellement contre la gelée par leur propre chaleur. Mais tout aussitôt ils ressentirent les atteintes de leurs piquants, ce qui les fit s'éloigner les uns des autres. Quand le besoin de se chauffer les eut rapprochés de nouveau, le même inconvénient se renouvela, de façon qu'ils étaient ballottés de çà et de là entre les deux souffrances, jusqu'à ce qu'ils eussent fini par trouver une distance moyenne qui leur... [Lire la suite]
Posté par philoprof09 à 03:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 février 2010

L'homme comme seul animal métaphysique (Schopenhauer)

« Excepté l'homme, aucun être ne s'étonne de sa propre existence, c'est pour tous une chose si naturelle qu'ils ne la remarquent même pas. (…) L'homme est un animal métaphysique. Sans doute, quand sa conscience ne fait encore que s'éveiller, il se figure être intelligible sans effort ; mais cela ne dure pas longtemps : avec la première réflexion se produit déjà cet étonnement qui fut pou ainsi dire, le père de la métaphysique. C'est en ce sens qu'Aristote dit au début de sa Métaphysique : « car c'est l'émerveillement qui... [Lire la suite]
Posté par philoprof09 à 03:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
14 février 2010

L'architecture (Schopenhauer)

"Les oeuvres de l'architecture, contrairement à celles des autres arts, n'ont que très rarement une destination purement esthétique, elles sont soumises à d'autres conditions étrangères à l'art, tout utilitaires, par suite, le grand mérite de l'artiste consiste à poursuivre et à atteindre le but esthétique, tout en tenant compte d'autres nécessités, pour arriver à cette conciliation, il lui faut tâcher d'accorder par divers moyens les fins esthétiques avec les fins utilitaires, il lui faut déterminer avec sagacité... [Lire la suite]
Posté par philoprof09 à 10:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]